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Patrimoine bati

 

Au moyen-âge, Arleux est un centre important avec notamment un forestel aujourd'hui disparu. De récentes fouilles ont permis de localiser le rempart d'enceinte de la ville fortifiée. Son château, sa prison où les écrits relatent que Charles II le Mauvais (1332-1387), roi de Navarre, fut emprisonné, ont malheureusement disparu. Il reste l'église et le moulin comme traces de l'Histoire.

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Arleux au XIIIème siècle, maquette visible au musée Arkéos de Douai

Le Moulin du Roy

 

La présence de l'eau et l'importance de la ville ont également permis l'implantation d'un moulin qui tournait depuis le Xème siècle. Dans le secteur, il semble que le premier à être installé est celui de Palluel situé au pied du château d'Oisy-le-Verger puis celui d'Arleux qui a nécessité d'importants ouvrages de canalisation.

Fortement endommagé à la guerre 1914-1918, il fut reconstruit au même endroit dans les années 1920. Il était encore, à cette époque, entrainé par l'eau de la rivière. Il fut ensuite mécanisé et l'ensemble de la machinerie était mû par un moteur à gaz. L'activité de la meunerie cessera dans les années 1960 où  dès lors, le bâtiment ne servit plus qu'au stockage des produits.

Une opportunité permet au Conseil municipal de la Ville d'acheter le bâtiment en 2000. Après plusieurs années consacrées à la réflexion et à la recherche de partenaires financiers, la participation de la Région Nord-Pas-de-Calais, le Département du Nord, le mécénat du Crédit Agricole du Nord, la Fondation du patrimoine mais aussi des dons de particuliers, la rénovation commence en septembre 2005.

 Les travaux sont encadrés par un architecte et, en partie, réalisés par un chantier d'insertion. 

L'architecture verticale du bâtiment et sa localisation au cœur de la ville confère un rôle de signal important. Ainsi, inauguré le 26 avril 2008, le Moulin devient un Centre Culturel accueillant au rez-de-chaussée l'Office de Tourisme, une salle d'exposition au premier étage, une salle de conférence au deuxième mais aussi une médiathèque au dernier étage.

A côté, la maison du meunier a été acquise et rénovée par la Communauté d'Agglomération du Douaisis; elle accueillait un estaminet, jusqu'à un récent sinistre. Un repreneur devrait ouvrir très prochainement l'établissement.

 

 

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La rivière du Moulin, alors très large, alimentait en eau le Moulin
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L'Eglise St Nicolas

Avec la destruction des archives à la révolution en 1793, les traces sur l'origine de l'église sont peu nombreuses. On sait toutefois que l'église ancienne était en fait la chapelle du château, lequel a été détruit et remplacé par l'actuelle ferme dans le fond de la rue de la château. La première construction de cette église de style roman remonte au XIIème siècle, une pierre taillée fixée à une jambe porte l'année 1540. Comme les anciennes églises, elle est orientée vers l'est, l'orient, Jérusalem.

Le mobilier de l'église est particulier. Sa chaire de vérité posée en 1759 est ornée de figures de figures allégoriques représentant le Bon Pasteur, la Foi, l'Espérance, la Charité, le Sauveur du Monde, les évangélistes St Jean (Aigle), St Luc (Bœuf) et St Mathieu (Ange). En octobre 1836, la boiserie longeant les murs des bas-côtés de l'église est posée puis, en 1838, sont installées les grandes boiseries modernes des autels en bois de la Sainte Vierge et de Saint Nicolas.

A l'entrée, se trouve un beau buffet d'orgues supporté par quatre colonnes, orné de treize figurines d'anges jouant différents instruments, de celle du roi David et de Sainte Cécile. C'est en 1791, à la suppression des monastères, que la municipalité fait l'acquisition de l'ensemble réalisé en 1686 auprès du couvent des Récollets Wallons de Douai. Avec les foudres de la Révolution et celles de la première guerre mondiale, il connaît deux grandes restaurations en un siècle. Avant la guerre 1914-1918, l'instrument fonctionne encore. En 1917, le clocher s'effondre sur le corps de l'église, mais, par une chance inouïe, quelques mètres de toiture résistent au choc, protégeant miraculeusement l'orgue. L'église se relève peu à peu de ses ruines et un nouveau facteur d'orgue est désigné en 1925 pour remplacer les pièces d'origine par un matériel qui ne fonctionnera que quelques temps, jusqu'en juillet 1930. En 1971, le buffet est classé "Monument historique". Le souci est qu'il reste muet et que la plupart des Arleusiens n'ont alors jamais entendu une seule note de ce bel instrument.

Le 9 juillet 1981, "l'Association des amis des orgues d'Arleux" se crée avec l'objectif de faire revivre et chanter l'instrument. Avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles, cinq étudiants de l'école des Beaux Arts de Cambrai travaillent sur la restauration du buffet sous la direction de Ferdinand Binet. L'acharnement et le minutieux travail de cinq années furent couronnés par diverses récompenses et notamment le premier prix de l'émission "Chef-d'oeuvres en péril" diffusée sur la deuxième chaine de télévision. Depuis cette date, le buffet du XVIIIème était prêt à recevoir l'instrument baroque de l'époque.

A son élection, le nouveau maire Patrick Masclet (re)lance le dossier et fait le pari de trouver les financements nécessaires à la construction de l'instrument. En déployant une réelle énergie, la conviction passe et des fonds suffisants sont obtenus de l'Etat, de la Région, du Département, complétés par un legs d'une habitante de Bugnicourt et d'un don de l'association des Amis de l'Orgue. La Manufacture d'Orgues Bernard Aubertin, située à Courtefontaine dans le Jura, est retenue. L'orgue se construit entièrement dans ses ateliers.

En 2000, l'instrument est installé dans son buffet. Le pupitre de commande comprend deux claviers de 50 notes chacun et un pédalier de 29 notes, ce qui représente en tout un nombre impressionnant de plus de 1100 tuyaux. La console, toute la facade renfermant l'instrument ainsi que le banc de l'organiste sont réalisés en chêne.

Depuis, l'orgue est soigneusement bichonné avec des arrangements réguliers. Il raisonne à l'occasion de concerts organisés par  l'association des amis de l'orgue mais aussi des célébrations religieuses et notamment les messes de chaque dimanche à 10 heures 30.

Pour des informations sur les offices religieux, se rendre à la Maison Paroissiale au 2 rue du Château, téléphoner au 03 27 83 53 17 ou se référer au site de la  Paroisse Saint Claire.

 

 

Un visiteur célèbre

Le peintre Jean-Baptiste Corot (1796-1875) a vite succombé aux paysages d'Arleux. Lorsqu'il se rend dans la région en 1851, répondant à l'invitation de son ami douaisien Constant Dutilleux, il traîne les pieds; il finit par s'installer dans une petite maison près du Moulin d'Arleux et y réalisé plusieurs toiles devenues célèbres. 

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"Le Moulin Drocourt à Arleux" par Jean-Baptiste Corot (1796-1875)
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"La Danse des Bergères", collection du Musée d'Orsay, par Jean-Baptiste Corot

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